Suivi (contenu en anglais)
Trois développements récents qui prolongent des sujets déjà abordés dans des bulletins précédents.
Uber veut transformer ses millions de chauffeurs en réseau de capteurs pour les voitures autonomes
Le directeur technique d’Uber veut équiper les véhicules de ses chauffeurs de capteurs pour récolter des données routières réelles et les revendre aux entreprises de conduite autonome – « le goulot d’étranglement, c’est la donnée ». L’entreprise bâtit déjà un « nuage » de données étiquetées avec 25 partenaires. Suite directe de son plan pour le monde d’après les chauffeurs (avril) : après avoir fait de ses chauffeurs des annotateur·rices de données pour l’IA, Uber veut maintenant faire de sa flotte elle-même l’infrastructure de la transition autonome.
Votre équipe de travail est devenue un « pod », et vos collègues sont des agents d’IA
De plus en plus d’entreprises réorganisent leurs équipes d’ingénierie en petits « pods » de une à huit personnes épaulées par des agents d’IA. Coinbase mise sur des « pods nativement IA », voire des « équipes d’une seule personne » réunissant ingénieur, designer et chef de produit. Dans le prolongement de la transformation organisationnelle par l’IA (juin) : l’unité de travail rétrécit à mesure que les agents absorbent la production courante.
Des robots humanoïdes à l’essai pour trier les bagages à l’aéroport de Tokyo
Japan Airlines met à l’essai des humanoïdes (le G1 d’Unitree, le Walker E d’UBTECH) pour la manutention des bagages, le chargement du fret et le nettoyage des cabines à l’aéroport de Haneda, afin de pallier la pénurie de personnel au sol ; les essais courent jusqu’en 2028. À nuancer : dans la vidéo de démonstration, le robot n’esquisse qu’« un vague geste de poussée » pendant qu’un humain actionne encore le convoyeur. Un test concret en milieu de service qui prolonge notre couverture des robots humanoïdes.