Uber comme plateforme pour l’emploi (contenu en anglais)
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Uber propose des gigs dans le domaine de l’IA aux titulaires d’un doctorat, devenant ainsi une « plateforme pour l’emploi ».
Intérêt de la source
Uber positionne sa plateforme comme infrastructure générale de travail plutôt que simple service de transport. L’entreprise lance Digital Tasks, un programme pilote qui permet aux utilisateurs de réaliser des tâches d’annotation et d’entraînement d’IA. Le PDG Dara Khosrowshahi présente cette expansion comme une réponse aux mutations du travail, notamment face à l’automatisation progressive du transport par véhicules autonomes qui menace les revenus des chauffeurs actuels. Le projet vise deux groupes distincts. Les chauffeurs et livreurs existants peuvent effectuer des tâches d’annotation de base. Mais Uber cherche aussi à recruter une main-d’œuvre qualifiée – incluant des détenteurs de doctorats en physique – pour des mandats d’entraînement d’IA complexes, mieux rémunérés que la conduite. Cette stratégie transforme l’application en courtier de travail cognitif fragmenté, appliquant la logique de la gig economy aux métiers intellectuels. Uber affirme déjà attirer de nombreux clients nécessitant ces services et considère ce segment comme une future ligne d’affaires rentable, reproduisant sa trajectoire d’expansion du transport vers la livraison de repas.
Another way of looking at our platform is that we’re a platform for work. [Besides transportation,] we can empower other kinds of work as well.