Forte demande pour un nouveau tracteur « sans techno » et réparable (contenu en anglais)
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Le droit de réparer nourrit un contre-courant à la numérisation
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Une entreprise albertaine, Ursa Ag, a lancé un tracteur volontairement « sans techno » – sans ordinateur ni capteurs connectés, conçu pour être réparé par son propriétaire – à environ la moitié du prix d’un John Deere. Plus de mille agriculteur·rices de quelque 30 pays l’ont contactée après un seul salon agricole.
C’est l’exaspération devant le monopole de la réparation qui nourrit cette demande. Depuis des années, des agriculteur·rices se retrouvent verrouillé·es hors de leurs propres tracteurs Deere par des protections logicielles : impossible de réparer soi-même, il faut attendre un technicien « autorisé » pendant que la récolte se perd. C’est un problème juridique : l’acheteur possède la machine, mais le logiciel qui la fait rouler reste la propriété, sous licence, du fabricant. La bataille est désormais devant les tribunaux : l’agence fédérale américaine de la concurrence (FTC) et plusieurs États poursuivent Deere, qui a réglé des recours collectifs pour 99 M$ US en avril 2026 sans céder sur la propriété de son code.
La réponse d’Ursa Ag est simple : retirer la techno, on ne peut être verrouillé hors de ce qui n’existe pas. À l’image des téléphones Fairphone ou des ordinateurs Framework, l’entreprise va à contre-courant de la numérisation : quand le logiciel, les licences et les pièces irréparables s’infiltrent dans chaque objet, la propriété et le droit de réparer deviennent contestés.
Pour en savoir plus : une chronologie des batailles de John Deere sur le droit de réparer.

Given the number of my customers that carry flip phones, I would say there is consumer pressure to back away from some of the technology that is unnecessary to perform everyday tasks. So that is definitely transferable to dishwashers and washing machines, refrigerators.