Des capteurs portés pour protéger les travailleur·euses de la chaleur extrême (contenu en anglais)
Consulter l’article complet
La sécurité passe de la réaction à l’incident à la mesure continue du corps des travailleur·euses
Intérêt de la source
Sur le chantier d’une chaîne de semi-conducteurs à Pyeongtaek, en Corée du Sud, Samsung a fourni plus de mille montres connectées pour prévenir les malaises quand la température ressentie dépasse 36 degrés. La montre suit la fréquence cardiaque, la température corporelle et le niveau d’activité, puis alerte la personne et les responsables de la sécurité – parfois avant qu’elle ne ressente le moindre symptôme.
Les dispositifs vont d’abord aux personnes âgées et à celles qui ont des problèmes de santé. Samsung C&T rapporte que du 23 au 31 juillet, sur 35 alertes, quatre situations anormales ont mené à des mesures de protection. La pratique se répand : Hansol Chemical a équipé les personnes qui travaillent seules, et POSCO DX les travailleur·euses de ses aciéries.
Lotte Engineering & Construction est allée plus loin avec une mesure sans contact : la personne présente son visage à la caméra de son téléphone et, en quinze secondes, l’application déduit le pouls, la tension artérielle et la saturation en oxygène à partir des variations de couleur de la peau. Plus de 80 chantiers l’utilisent.
La sécurité au travail évolue ainsi de la réaction à l’incident vers la mesure continue du corps. Les mêmes données qui protègent décrivent aussi qui est fragile – une question de gouvernance que les organisations auront à trancher avant d’équiper leurs équipes.

It’s difficult to monitor each worker’s condition individually at large construction sites, but this system helps us identify at-risk workers in blind spots in real time.